Depuis l'automne dernier, l'ensemble Linea est investi dans une collaboration avec Scènes 2 et les écoles de musique de Saint Dié et du Pays de Senones dans les Vosges. Au programme, un atelier de musique contemporaine autour de l'oeuvre de John Cage, qui a permis aux élèves des écoles de travailler sur des oeuvres du maître américain, sous la houlette de Reto Staub , pianiste de Linea et grand connaisseur de l'oeuvre de John Cage.
Restitution de ce travail demain avec une soirée John Cage à l'Abbaye e Senones, présentant un concert des élèves suivi de l'Ensemble Linea.
Linea continue de faire découvrir les grands compositeurs d'hier et d'aujourd'hui. Aux côtés d'Eötvös et Stockhausen qui occupent une partie de notre activité cette année encore, notre programme de concert 2010 accueille un nouveau témoin en la personne de John Cage.
Figure du XXe siècle, compositeur foisonnant, écrivain, graphiste, expérimentateur, philosophe, interprète, mycologue... John Cage aura exercé toutes sortes d’activités, abolissant les frontières entre les différents arts. Désireux d’ouvrir de nouveaux horizons artistiques, il est l’inspirateur du mouvement Fluxus . Tout au long de sa vie, il tente de réunir arts visuels, littérature, danse et musique. Il est connu notamment pour sa longue collaboration avec le chorégraphe américain Merce Cunningham pour lequel il compose la musique.
Influencé par les philosophies asiatiques, il y puise une part de son inspiration : le I Ching (Le livre Chinois de la Chance) l’incite à travailler sur les notions de hasard, le zen sur les silences – considérés comme une note de musique à part entière (le mythique « 4’33 »)… Cette conscience spirituelle le pousse à aborder la création de façon novatrice. Renouant avec l’imprévisible, l’inconnu, l’inexploré, l’acte créatif se libère des contingences traditionnelles, ignorant les normes établies, les écoles, les genres… L’interprète n’est plus un exécutant docile de l’œuvre mais retrouve lui aussi sa part de liberté. L’influence de John Cage dépasse de ce fait largement le champs de la musique dite « savante » et même de la musique en général : ses idées décomplexeront toute une génération de musiciens de jazz et de rock, des plasticiens, des vidéastes… et même certains mouvements libertaires qui verront dans son approche artistique un parti pris anarchiste.
L'aura du compositeur américain dépasse donc largement le milieu de la musique contemporaine, et c'est en réalité un véritable "passeur" que nous vous proposons de (re)découvrir lors de plusieurs rendez-vous.
Depuis la fin 2009, nous sommes déjà engagés dans une collaboration passionnante avec Scènes 2 et différentes écoles de musique des Vosges (Saint Dié, Senones, Etival, Moyenmoutier) : elle propose aux élèves de ces écoles et aux praticiens autodidactes de travailler les pièces de Cage, et notamment ses oeuvres pour pianos préparés, en compagnie de Reto Staub (notre photo), pianiste de Linea. Un concert des élèves est prévu le 21 mai 2010 à Senones, doublé d'un concert de Linea.
John Cage est aussi à l'honneur du programme que nous devrions donner à la Nuit des Musées le 15 mai (confirmation en cours). Enfin, un projet autour de John Cage se construit avec le Théâtre de Bouxwiller et la Compagnie le Grand Jeu pour l'automne, où nous devrions explorer en musique les chemins de traverses du Pays de Hanau. A suivre sur ce site...
L'événement : Soirée Avant Première de Champs Libres le 2 février à 20h
22-01-2010
Rendez-vous musical conçu et produit par Linea, Champs Libres revient en juin avec une édition événementielle sur la Corée, pays fascinant entre traditions confucianistes et modernité trépidante.
Du 5 au 19 juin 2010, Champs Libres propose une immersion complète dans la culture coréenne : concerts, cinéma, gastronomie, vidéo, art traditionnel, DJ’s… Le festival explore la Corée à 360°.
A voir notamment, les Samulnori, concerts-performances traditionnelles villageoises, avec le grand Kim Duk Soo, maître incontesté du genre. De passage en Europe avec ses musiciens, il fait escale à Champs Libres. A découvrir également, le Pansori, l’opéra traditionnel coréen, au phrasé évoquant presque …le rap ! Enfin, Sorea (notre photo), groupe féminin interprétant funk, pop et house avec des instruments traditionnels coréens, et deux DJ’s phares des nuits séoulites, donneront un aperçu de la très vivante scène rock et électro.
Avec 2 créations mondiales et 6 créations françaises, accompagnées de pièces d’Isang Yun (le pionnier de la musique contemporaine en Corée), et de la grande compositrice Younghi Pagh Paan, Linea offre un panorama complet de la musique contemporaine coréenne. Pour lui faire, écho, l’ensemble coréen TIMF , de réputation internationale, est invité d’honneur du festival. Un concert commun TIMF et Linea constitue d’ailleurs l’un des grands temps forts du festival.
Car c’est bien l’échange et l’ouverture à l’autre qui sont au cœur du festival, avec la volonté de Linea de sceller une démarche de coopération durable avec la Corée. Celle-ci se concrétise d’ailleurs par un nouveau concert de Linea en Corée en novembre prochain, à l’invitation de TIMF…
Directeur artistique de TIMF, Snkgn Kim (prononcer « Seungueun Kim ») est de passage à Strasbourg, avec le Korean Music Project, trois musiciens traditionnels coréens, le mardi 2 février 2010.
A cette occasion, nous vous proposons une soirée Avant Première du festival à 20h à la Friche Laiterie, 10 rue du Hohwald à Strasbourg
Le public pourra découvrir la musique traditionnelle coréenne, et son riche instrumentarium : kayagum (instrument à corde), piri (flûte), janggu et suljanggu (sortes de tambours). En écho, Linea interprètera une pièce du compositeur Isang Yun. En ouverture, l’équipe du festival et ses partenaires dévoileront la riche programmation de ces nouveaux Champs
Libres, et le traditionnel verre de l’amitié conclura le tout.
L'entrée à cette soirée est gratuite sur invitations à retirer auprès de Linea au 03 88 35 44 21 ou par mail à
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Beau début pour Stockhausen raconté aux enfants, avec une première à Gonesse, le 30 novembre dernier, qui a bien tenu ses promesses.
Une ribambelle d'enfants venus des écoles primaires environnantes, accompagnés de leur professeurs, ont pu plonger dans l'univers magique du maître. Il y avait quelque chose de fort touchant, à voir ces "jeunes pousses" cosmopolites de la France d'aujourd'hui débouler dans la bonne humeur dans la salle, pour découvrir de la musique contemporaine. Surtout qu'avec le jeune public, on est loin des habitudes policées qui sont supposées seoir au genre. Dès le début de l'action, la salle est prise d'une sorte d'agitation hypnotique : les "Wouahhh" succèdent aux "regarde !", On chuchote, on se montre des détails, on réagit, on écoute, et on rit surtout, car "Stockhausen raconté aux enfants" n'est pas dépourvu d'humour.
De superbes éclairages, de belles couleurs, des trouvailles de mise scène séduisantes installent le spectateur dans une ambiance magnétique et décalée qui fait mouche. L'intrigue, une porte d'entrée vers le compositeur plus qu'un fil conducteur strict, finit elle-même par s'évanouir pour laisser libre cours à la musique et au voyage qu'elle procure.Des paysages rencontrés lors de ce voyage sonore, il fut précisément question dans le très raffraichissant débat qui suivit le spectacle. L'un des jeunes spectateurs confia en effet qu'il "[vit] des paysages dans [sa] tête" en écoutant les pièces de Stockhausen, et nombre de ses camarades partagèrent de la même façon leurs émotions. Ils purent poser leurs questions, donner leur avis, émettre des critiques, dans un échange vivant et attachant, parfois drôle ("Monsieur, pourquoi tu t'habilles en ours ?"). un vrai régal !
Mais le plus grand plaisir, la plus belle récompense, pour Linea et Flash Marionettes (qui coréalise le spectacle), ce fut cette absence de réticence et la sensibilité de la majorité de nos jeunes spectateurs (de nombreux "ouiiiiiiii" fusèrent lorsqu'on leur demanda si la musique leur avait plu), face à une musique jugée difficile par certains de leurs aînés. Ces derniers eurent droit à leur séance le lendemain, et là aussi la magie opéra. Un pari réussi que cette rencontre entre musique contemporaine et jeune public, qui tournera - nous l'espérons, et nous y travaillons - abondamment en 2010 et 2011. un grand merci à Keiko Murakami, Antoine Pecqueur, Ismaïl Safwan, l'équipe de Flash Marionettes, Jean-Philippe Wurtz, Mathieu Sautel, pour leurs efforts et leur motivation dans le long et exigeant processus de création de ce spectacle.
La musique contemporaine fait peur ou n'intéresse personne ? Ce n'était pas l'avis des 80 spectateurs venus en ce frais matin du 28 novembre 09 à la Médiathèque de Cernay (Haut Rhin) pour écouter notre programme "hautbois/harpe".
Il est vrai que celui-ci décline à merveille les grands principes de la démocratisation de la musique contemporaine, ce combat quotidien de l'Ensemble Linea ! On y panache subtilement des oeuvres d'aujourd'hui et des pièces de la Renaissance ou de l'époque baroque...l'idée étant de montrer ce qui relie ces musiques et non ce qui les divisent (une démarche pas trop dans l'air du temps, certes, mais c'est un autre débat). Et nos musiciennes - Heidi Caillet au hautbois, et Geneviève Létang à la harpe - outre un refus manifeste de se prendre trop au sérieux dans leurs présentations orales, eurent la bonne idée de ponctuer le concert de brefs intermèdes littéraires...histoire de mettre quelques mots sur la musique, et inversement.
Le public bon enfant mais attentif, venu en famille et en curieux, n'a pas boudé son plaisir. Le lendemain, même succès à Ingersheim, toujours dans le 6-8, où une bonne centaine d'amateurs de musique vinrent écouter le même programme, dans le cadre feutré de la Villa Fleck. Profitons en d'ailleurs pour saluer ces deux partenaires fidèles que sont la Médiathèque de Cernay, qui réalise un travail remarquable de proximité auprès du public, et la Ville d'Ingersheim, toujours mobilisée dans la défense des arts et des lettres.
Loin des programmations bling bling et marketing, ces deux structures établies dans des villes moyennes prouvent qu'avec un travail de fond régulier, et même sans grands moyens, le public répond présent sur des concerts contemporains.
Quant au programme hautbois/harpe, léger, accessible et varié, il devrait trouver sa place dans le circuit de diffusion régional de Linea. A suivre...
Budapest, le nouveau CD et les rendez-vous de la fin d'année
03-11-2009
Linea est de retour de Budapest, où, pour mémoire, l'ensemble était l'invité du Festival d'Automne de la capitale hongroise. Au menu, un concert monographique consacré à Peter Eötvös avec des oeuvres récentes du compositeur, jouées pour la première fois dans son pays natal. C'est dans un Trafo (ancienne friche reconvertie en centre des cultures alternatives) bien rempli, que Linea exécuta Cadences, Octet Plus, Natasha et Sonata Per Sei... Un programme déjà en partie joué à Musica en 2008, où Sonata fut créée, et interprété à Caen en mars 2009, où le festival Aspects des Musiques d'Aujourd'hui rendait hommage à Eötvös.
A Budapest fut aussi "mis en boîte" le nouveau CD de Linea, enregistré dans les studios de Budapest Music Center Recordings, prestigieux et courageux label défendant le jazz et les musiques d'avant-garde en terre magyare. Ce CD, intégralement consacré à Peter Eötvös,avec les oeuvres pré-citées, et quelques autres, jamais enregistrées auparavant, sortira à la fin du Printemps 2010, et sera distribué en France par Abeille Musique.
Ce temps fort Budapestois scellait cette amitié déjà ancienne, à la fois humaine et artistique, entre l'ensemble Linea et Peter Eötvös, dont les routes se sont croisées régulièrement depuis septembre 2008. Enfin reconnu à sa juste valeur dans son pays natal, le compositeur s'est impliqué personnellement dans la réalisation de ce concert et dans l'enregistrement du CD : il a, avec sa gentillesse, sa patience et son professionnalisme habituels, accompagné les musiciens durant toutes les répétitions et séances en studio.
Bref, le séjour de Linea a Budapest a été un événement, ce que confirma, outre le public venu nombreux, la présence au concert de professionnels de Hongrie et des pays voisins, venus découvrir l'ensemble. Avec à la clé des opportunités pour l'ensemble strasbourgeois de revenir jouer en Europe Centrale. Dès 2010, des concerts dans différents rendez-vous musicaux européens devraient accompagner la sortie du CD...A suivre.
En attendant, Linea conclue cette riche année 2009 en France par le lancement, début décembre, de son premier programme jeune public, intitulé "Stockhausen raconté aux Enfants" en coréalisation avec Flash Marionnettes, avec Ismaïl Safwan à la mise en scène. La première est à Gonesse dans le Val d'Oise, dans le cadre de la résidence de Linea à Royaumont. Tournée du programme à suivre début 2010.
Enfin, retour en Alsace pour Linea avec un panorama de l'exploration sonore à travers le temps et les continents via le duo "hautbois-harpe"... A découvrir à Cernay et Ingersheim, fin novembre.
C'est reparti ! Linea revient sur le devant de la scène avec une rentrée sur les chapeaux de roue !
La
résidence à l'Abbaye de Royaumont démarre, et dès ce samedi 12
septembre, le public du Val d'Oise, de la Région Parisienne et, qui
sait, de plus loin peut être, pourra découvrir notre travail avec les
classes de composition dans le cadre du cycle "Voix nouvelles", avant
un beau "Portrait de Femmes", le dimanche 13, qui comme son nom
l'indique explore la composition au féminin. A ne pas manquer si vous habitez dans le 9-5 ou à proximité.
Puis, le
15 septembre, retour en Alsace où nous donnons rendez-vous à nos
fidèles spectateurs locaux pour une soirée de lancement de saison qui
reviendra sur les grands temps forts de 2009-2010. L'occasion notamment
de faire écho à notre concert de Budapest avec Peter Eötvös en octobre, avec "Octet
Plus" présenté en répétition publique (=concert commenté). Nous ferons
aussi un clin d'oeil surprise à "Stockhausen raconté aux enfants", un
programme contemporain jeune public que nous montons dans la cadre de
la Résidence à Royaumont, avec Ismaïl Safwan de Flash Marionettes à la
mise en scène, et qui tournera dès la fin 2009...Et puis bien sûr, ce
sera l'occasion de célébrer le lancement du présent site, de frimer avec notre nouveau
logo et de partager le traditionnel verre de l'amitié pour célébrer une
saison qui s'annonce riche et animée.
En attendant, le bureau de Linea au 10 rue du Hohwald à Strasbourg
connaît une agitation digne des grands coups de chauds de Champs
Libres, notre festival, qui - soit dit en passant - revient en juin
2010.Il faut dire qu'entre le suivi des productions en cours
(Royaumont, Budapest...), la promo de notre saison, le dossiers de
mécénat et du subvention, la gestion des agendas de nos musiciens, la prospection pour de nouveaux concerts...la
tendance n'est pas vraiment à la glande ! C'est d'ailleurs avec peine
que moi, "Administrator", alias la personne chargée d'animer désormais
ce site, suis parvenu enfin à trouver le temps de rédiger cette news.
Mais point de complaintes dans tout cela. Au
contraire, nous sommes très heureux de revenir à la rencontre du public
d'ici et d'ailleurs, pour une saison à consommer sans modération, dont
vous retrouverez le détail dans l'agenda.
Avant
que l’équipe mette peu à peu la pédale douce et que Linea soit frappé
par la traditionnelle pause estivale, revenons sur la saison qui vient
de s’écouler.
Fin 2008, Linea tournait en Alsace à l’invitation
de l’AJAM, offrant concerts et interventions « de proximité », entre
Val d’Argent et Pays de Saverne. Dernier rendez-vous dans la région
avant un premier semestre 2009 résolument tourné vers l’export.
Le 21 mars dernier, Caen nous accueillait chaleureusement dans le cadre
du festival Aspects des Musiques d’Aujourd’hui, consacré cette année à
Peter Eötvös, complice de longue date de Linea. Le compositeur nous
honora de sa présence, de ses conseils, da sa gentillesse et de son
professionnalisme tout au long des répétitions, conclues par un concert
de haute volée devant un public mêlant curieux et connaisseurs. On
retiendra aussi l’accueil chaleureux de l’équipe du festival (notamment
un des meilleurs catering jamais rencontré), toujours souriante et
disponible, et la découverte d’une ville sympa et chaleureuse.
La découverte était aussi au rendez vous en avril, avec un concert à
Séoul au festival de Musique Contemporaine Asiatique. Séoul, ville
trépidante qui ne s’arrête jamais ne tarda pas à mettre nos musiciens
en mode « nuit blanche », le décalage horaire aidant…La rencontre avec
cette ville électrique et ses habitants chaleureux (« les latins de
l’Asie » dixit notre directeur artistique), n’empêcha bien sûr pas le
travail de reprendre ses droits : au final, ce fut un concert fort
réussi, et de surcroît à guichet fermé (400 personnes) que donna
l’ensemble. De nombreux contacts ont été noués avec des acteurs
culturels coréens, et l’envie de développer les liens déjà existant
entre Linea et ce pays fascinant s’en est trouvée confortée : la suite
de tout cela, c’est Champs Libres en 2010, qui sera entièrement
consacré au « pays du matin frais ». On en reparlera…
En mai, première escale de Linea à l’Est, avec un concert à Bucarest à
l’occasion de la 19e édition de la « Semaine de Musique
Contemporaine », un festival né un an après la chute de Ceausescu. On
passera sur les ennuis de voyages liés à quelques pratiques semblant
héritées de l’époque communiste. Dans la magnifique salle de l’Athénée
Roumain, construite au temps de l’indépendance et l’un des foyers de la
Roumanie moderne, Linea a donné superbe concert devant 250 amateurs
locaux de musique contemporaine, visiblement connaisseurs. Il est vrai
que la Roumanie est l’un des berceaux de la musique « spectrale », et que sa scène musicale n’en est pas à ses balbutiements mais au contraire riche d’une longue tradition.
Linea continue sa route et poursuit son exportation, à la rentrée :
début septembre, c’est à l’Abbaye de Royaumont, au Nord de Paris que
nous poserons nos valises pour trois années de résidence qui
s’annoncent riches et créatives (voir la news sur Royaumont). Et en
octobre, deuxième volet de cette année de collaboration avec Peter
Eötvös avec une semaine à Budapest où Linea donne un concert et
enregistre son nouveau CD, intégralement consacré au maître hongrois
(là aussi, voir la news spécifique).
Chers spectateurs alsaciens, pas d’inquiétudes, vous n’êtes pas
oubliés. Le 16 septembre, rendez vous à la Friche Laiterie pour un
avant goût de Budapest sous forme de répétition publique, ainsi qu’une
présentation de saison. Et d’autres rendez-vous sont prévus en automne.
A voir dans l’agenda.
En attendant, nous vous souhaitons à toutes et à tous un très bel été.
A
partir de septembre 2009, Linea se pose pour trois ans à l’Abbaye de
Royaumont (Val d’Oise). Lieu de travail et d’expérimentation pour les
artistes, qui bénéficient là bas de temps, d’espace et de moyens pour
se former, explorer, essayer, rencontrer, échanger, créer, bref pour
enrichir leur art. Un accent particulier est porté sur le croisement
des disciplines et la transversalité.
Tout on long de l’année, des manifestations culturelles permettent aux artistes de présenter leur travail au public.
Dès septembre Linea travaillera avec les classes de composition de
Royaumont, et présentera « Portrait de femmes », un concert abordant la
composition au féminin.
La résidence est aussi marquée par le lancement de « Stockhausen
raconté aux enfants », le premier programme de musique contemporaine
jeune public, où l’œuvre du compositeur allemand – connu pour ses
excentricités diverses – est présentée dans sa dimension la plus
ludique. La première de ce spectacle est prévue à Gonesse dans le Val
d’Oise, dans le cadre de l’action territoriale de l’Abbaye. D’autres
temps forts rythment la résidence, dont une collaboration avec le CNSM
de Paris et de nombreux projets transversaux. Ce site se fera bien-sûr
l’écho des grandes étapes de la résidence. A suivre…
L’ensemble
Linea de Strasbourg pose ses valises à Budapest, du 11 au 17 octobre
2009, pour un rendez-vous exceptionnel autour de l’œuvre du compositeur
hongrois Peter Eötvös.
Au programme : un concert
monographique au Festival d’Automne (« Budapesti Öszi Fesztival ») et
l’enregistrement du nouveau CD de Linea, produit par le Budapest Music
Center, et entièrement consacré à Peter Eötvös, avec des œuvres
récentes du compositeur, non enregistrées auparavant.
Déjà remarquée avec Linea à Caen, la soprano australienne Allison Bell,
l’une des interprètes fétiches de Peter Eötvös, est à nouveau partie
prenante de ce projet
Les liens entre l'ensemble Linea et Peter Eötvös sont anciens et
étroits. Jean-Philippe Wurtz, directeur artistique de l’Ensemble, s'est
formé aux côtés du compositeur hongrois.
De ce fait, Linea est un ensemble particulièrement connaisseur de son
œuvre, qu’il a contribué à mieux faire connaître en France, à travers
une politique active de créations – mondiales et françaises - de
nouvelles pièces du compositeur, et par une collaboration soutenue avec
celui-ci. Après le festival Musica 2008 à Strasbourg où Linea a signé
la première mondiale d’Octet Plus, et la première française de Sonata
Per Sei, en présence de Peter Eötvös, ces liens sont à leur diapason en
2009.
Linea a ainsi interprété le 21 mars 2009 au festival Aspects des
Musiques d’Aujourd’hui de Caen, un concert monographique avec des
œuvres récentes de Peter Eötvös. Ce dernier a participé aux répétitions
et était présent au concert. C’est ce programme qui sera rejoué au
festival d’automne
Une diffusion de ce programme dans les grands festivals européens est également prévue pour 2010-2011.
Et pour les strasbourgeois, une des pièces du programme est donnée à la
Friche Laiterie le 16 septembre dans le cadre d’une répétition
publique.
L’ensemble des dates et le contenu du programme sont en ligne dans l’agenda.